May 2009 Ghundey Ghar, Afghanistan. Crédit photo : Cplc Jonathan Johansen.

May 2009 Ghundey Ghar, Afghanistan. Crédit photo : Cplc Jonathan Johansen.

Je viens de terminer la lecture du dernier billet de blogue de Stéphanie Dupuis, fondatrice de THEMA – une sympathique boîte de stratégie-conseil en communication et RH.

Ses mots m’ont fait sourire et un passage a particulièrement retenu mon attention :

“À la guerre, si tu fais une erreur, tu peux mourir. À la guerre, si tu ne fais pas ta job, tu peux mourir.
À la guerre, si tu fais ta job, tu peux mourir.”

Ce passage de son blogue, qui n’est pas anodin, met en lumière un passage souvent trop vite oublié de mes conférences : dans notre vie professionnelle, personnelle et familiale – tout comme au combat – il est possible d’être confronté à un échec, et ce même si nous avons fait tout ce qui est humainement possible pour favoriser le succès.

Soyons honnêtes : bien que nous soyons tous d’accord pour dire que l’environnement dans lequel nous évoluons est d’une complexité ahurissante, nous avons tous tendance à chercher un – un! – coupable lorsqu’un fiasco est exposé sur nos réseaux.

Soyons clairs, l’échec est parfois le fruit de l’incompétence ou de l’insouciance – dans ces cas-là, il est selon moi impératif de condamner après avoir analysé la trame de l’échec en question pour en extraire les leçons.

Toutefois, il arrive parfois que l’échec se pointe malgré notre compétence et le sérieux de notre démarche. Comme leader, il faut être en mesure de reconnaître ces occurrences – chez nos subalternes & collègues, mais aussi nos patrons & nous-même – afin d’en tirer des leçons, d’une part, mais également d’en profiter pour faire preuve de leadership en reconnaissant les efforts de ceux qui portent l’échec sur leurs épaules.

Si, au combat, l’échec – comme le succès – peut coûter des vies; en affaires, les échecs permettent toujours d’apprendre, et ce, généralement sans conséquences catastrophiques permanentes.

Accorder le droit à faire des erreurs est l’un des éléments qui font les grands leaders.

Reste à se le rappeler.

Je me souviens.