Du choc à l’adaptation

Le 25 mars dernier, lors du premier Facebook live de l’histoire de CANU, Maxime Boilard prenait la mesure des changements qu’apporte la présente pandémie.

Trois semaines plus tard, une éternité subjective, nous avons tranquillement l’impression que les sentiments initialement ressentis au début de la pandémie au Canada – inquiétude, crainte et contrariété mais aussi surexcitation, optimisme et engagement, pour n’en nommer que quelques-uns – changent avec le passage du temps.

Le choc fait place à une nouvelle normalité.  Le surprenant fait place à la routine. Pour certains d’entre nous, c’est même le jour de la marmotte.

Chez CANU, reconnaître le chemin parcouru pour rendre visible son effet sur notre ici et maintenant est une composante essentielle à la prise en charge de notre expérience au quotidien, aujourd’hui.

Écouter ce premier Facebook live – où le ré écouter – peut nous aider à prendre la mesure de ce chemin.  

Max y soulignait qu’avant l’arrivée du COVI-19 au Canada, le changement d’importance historique pour lequel on nous embauchait touchait généralement un seul de nos clients à la fois.  Ce n’est évidemment plus le cas suite aux annonces gouvernementales de la mi-mars.  

Suite aux rencontres des dernières semaines, on constate tout doucement de nouveaux réflexes chez les équipes de nos partenaires.  Par exemple, rendre visible que l’équipe est plus qu’une liste de gens sur un payroll, quand on est chacun chez soi; ça permet de rendre explicite la nature des liens qui nous unissent. Une occasion de mettre l’accent sur les liens eux-mêmes, plutôt que sur notre position géographique (ou même hiérarchique).

Max y abordait aussi la notion des deuils que nous avons tous à faire.

“…c’est pas arrivé au bon moment. J’étais sur une lancée.” 
“…j’étais déjà en difficulté.” “…j’allais vendre mon entreprise” 
“…j’allais me qualifier pour les Jeux olympiques” 
“…je viens de perdre mon emploi alors que j’avais projeté l’achat d’une piscine cet été pour du bon temps en famille” 

Force est d’admettre que nous avons tous des deuils à faire.  Pour nous et pour nos proches. Dans ce contexte, la capacité de prendre pleinement conscience des pensées qui nous habitent, des histoires qu’on se raconte, nous permet de naviguer et d’accueillir les étapes du processus de deuil avec plus de paix.  Cet état de conscience nous permet de nous ouvrir à l’émergence de nouvelles possibilités.

Max terminait la rencontre en offrant certaines des règles d’or que nous aimons rendre visible lors de nos ateliers et entre-nous chez CANU.  Nous les déposons humblement à nouveau ici et vous invitons à écouter ce que Max avait à dire sur celles-ci (à 20 min 00 s du Facebook live) :

a. Considérer en premier lieu que chacun fait toujours de son mieux avec ce qu’il a compris qui était important à ce moment-là.

b. La perspective de chacun est valable et incomplète.

c. Quand on se prend pour son rôle, on n’est plus au service du bien commun, une partie de notre humanité n’est plus là pour servir la situation.

d. Si j’ai l’intention de confirmer ce que je pense des autres, de l’organisation, de la situation, …je vais toujours réussir!?

Prenez soin de vous et des vôtres.

Bonne semaine.


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