Premières en Affaires

L’édition d’octobre – novembre 2012

Le rêve olympique

Au retour des Jeux de Londres, j’ai eu le plaisir d’animer une séance avec un client commanditaire du Comité Olympique Canadien sur la thématique du courage. Je leur ai demandé qu’est-ce qu’était le Rêve Olympique selon eux. On m’a donné des réponses intéressantes du genre : participer aux JO, une médaille, l’or, représenter son pays, livrer la performance de sa vie, l’accomplissement ultime, etc.. Pour moi, le rêve olympique était quelque chose de tellement puissant que je me devais de tout mettre en œuvre pour le réaliser sinon j’aurais senti que je passais à côté de ma propre vie. C’était la raison de mon existence. Instinctif. Viscéral. Les entrepreneurs, les leaders, les artistes sont souvent habités par un tel paradigme. Ils ont besoin de réaliser leur vision comme d’autres ont besoin de respirer.

Parlez-moi de détermination, persévérance,  dévouement,  courage, mais dans quel but? Ces notions se concrétisent si et seulement si elles sont au service d’une passion. Et les sacrifices? Je la trouve toujours bonne celle-là, vous pensez que c’est un sacrifice que d’organiser sa vie autour de sa passion? C’est le plus grand cadeau qu’on peut se faire.

Qu’est-ce qui pousse les uns à trouver leur passion et choisir de s’y consacrer alors que d’autres passeront tout simplement à côté de leur œuvre? Naturellement, il faut être à l’écoute de soi pour trouver sa passion. Il faut aussi une ouverture que j’aime traduire par le brin de naïveté nécessaire aux plus grandes réussites. Vous savez ce qui arrive quand on ne sait pas que c’est impossible? Ça devient possible. Oui, il faut être centré sur soi pour choisir de s’exprimer par ses talents sur une base quotidienne. pour trouver sa passion, ses talents et faire ses choix en conséquence. Oui, Il faut trouver sa légitimité avec soi-même savoir écouter sa vision pour bâtir une équipe de gens qui vont embarquer avec nous pour créer des opportunités sur le marché. Oui, il faut avoir une grande confiance en soi pour challenger son client ou le congédier le cas échéant si on ne sent pas qu’on peut s’accomplir dans le mandat. Pourquoi se contenter de répondre aux attentes des autres?

À l’autre extrémité du spectre, nombreux sont ceux qui vous diront que c’est bien beau la passion mais qu’avec la réalité viennent les comptes à payer, le pain à mettre sur la table et l’argent de côté pour la retraite… Hé bien ces gens ont raison : Ils devront toujours faire des compromis parce que c’est l’état d’esprit qu’ils ont adopté très tôt et que toute leur vie un tel scénario ne fera que se concrétiser à moins qu’ils ne deviennent conscient du fait qu’ils se limitent eux-mêmes.

Les temps ont changés. C’est le feu sacré qui mène à la créativité et aux résultats insoupçonnés et non le travail acharné qui mène à une meilleure productivité. Certains disent que les Québécois ne travaillent pas assez. Je dis au contraire qu’ils n’écoutent pas assez leurs rêves et qu’ils ne se font pas assez confiance pour commercialiser leurs idées.

Combien de fois le mot passion est-il prononcé dans une rencontre de gestion de la performance? Comment votre recrutement vous permet-il de comprendre ce qui attise la flamme de chacun de vos futurs employés?

En toute conscience, les humains ne sont pas des ressources. Ils sont des êtres qui veulent s’accomplir! S’ils n’y arrivent pas au boulot, c’est le soir ou le week-end que vos ressources humaines investissent leur énergie et bien souvent leur argent dans des défis leur permettant de se réaliser. À quel prix vous privez-vous d’une telle énergie?

 

Pour télécharger le PDF, cliquez ici.